L’historique de la Boule Bourguésanne

L’historique de la Boule Bourguésanne

Un jour de 1916, «  le jeu de grosses boules » apparait à Bourg Saint Andéol sur la Place du Champ de Mars. Les joueurs en tenue vestimentaire, parfois avec un chapeau, pratiquent le Jeu Lyonnais avec des boules cloutées.

La place du Champ de Mars

En 1917 La Boule Bourguésanne est créée. Monsieur Duffez dit « Pompon » en est le premier président. Il exerce la fonction pendant 18 années. Le jeu Lyonnais prend un véritable départ avec la venue de Lucien Clot, un tireur d’une classe exceptionnelle. Il fait des émules, les joueurs sont de plus en plus nombreux. De 1935 à 1938 Louis Rouvière assume la présidence avant qu’Emile Serméas lui succède pour un bail de 34 ans. La boule lyonnaise se développe, des terrains de jeu se créent sur les places du Champ de Mars, de la mairie, sur le quai du Midi. Après la guerre 39-45 la bonne ambiance règne au sein du club.

 Chacun retrouve le plaisir de pratiquer son sport favori. Les jeux du quai ont leurs habitués. De très bons résultats sont enregistrés. En 1957 la quadrette composée de Jean Breysse, Henri Boulon, Lino Benetti, Maurice Teyssier est vice-championne de France.

Les concours connaissent un grand succès. Nous y rencontrons invariablement de grands joueurs. La place du Champ de Mars est pendant de longues années le théâtre des grands concours organisés par le club.

Le revêtement en matériaux enrobés mis en œuvre sur cette place met fin à l’organisation de grandes compétitions en centre-ville. Seuls deux jeux sont maintenus en face du café Français, siège de la Boule Bourguésanne. En 1969 le quai Fabry accueille le boulodrome.C’est la période faste, l’association compte un nombre important de licenciés, les succès sont nombreux. Emile Serméas se retire en 1971. Marcel Fraysse est à la tête du club pendant deux années. Dynamique, Marcel apporte un nouvel élan. En 1972, Il a l’occasion d’encourager la quadrette Noël Ribon, Gilbert Teyssier, Marcel Cabrol, Jean Sliwanski au championnat de France à Aix en Provence.

Marcel passe le relais de la présidence à Jacky Béranger. C’est le début d’une légère diminution du nombre de licences qui malheureusement se poursuit au fil des années. La Boule Bourguésanne subit la baisse générale que connait notre sport au plan national. Micheline Igou et Lino Benetti bénévoles accomplis épaulent Jacky dans les nombreuses tâches qu’impose la gestion du club. Une nouvelle bénévole, Solange Ribon, intègre l’équipe dirigeante, 39 ans plus tard elle est toujours présente au sein du bureau. De bons résultats sont toujours obtenus par les joueurs comme la bonne performance de la quadrette Gilhard, Guérin, Parasols, Rosique qualifiée au championnat de France.

1979 / 1981, Louis Chalencon et Max Reulet assument successivement la présidence. La détermination de Max pour mener à bien une politique de jeunes porte très rapidement ses fruits. Louis Gilhard, moniteur, prend une large part dans l’éclosion de jeunes talents dont un grand espoir va devenir un très grand champion : Didier Combet.

Gérard Gonzalès prend les rênes du club de 1981 à 1986. Les victoires se comptent par dizaines, les titres de champions de l’Ardèche, les participations au championnat de France s’enchaînent. Christian Brouquier, Edmond Teyssier et leur équipe respective, les jeunes encadrés par Louis Gilhard et Didier Denat font briller les couleurs de la Boule Bourguésanne sur tous les terrains nationaux. La démolition du boulodrome du quai Fabry intervient en 1984, et après maints palabres, la Boule Bourguésanne retrouve un terrain de jeu en 1986. Pierre Demarcq lui succède et assure la présidence entre 1986 et 1988. Les travaux d’aménagement du boulodrome se poursuivent. Les bénévoles avec à leur tête Louis Gilhard et Marcel Planchon sont très investis dans cette réalisation. Gérard Gonzalès retrouve la présidence. Après plus de deux ans de travaux, le boulodrome est officiellement inauguré en 1989, il porte désormais le nom d’Emile Serméas. En 1990 pour raisons professionnelles Gérard se voit contraint d’abandonner la présidence. Pierre Courbier y accède au moment où Didier Combet convainc Gérard de créer une compétition originale baptisée « le Tournoi des As ». Cette compétition réunie une palette des plus prestigieux joueurs de France. La formule proposée par l’international bourguésan, type tournoi de tennis, est attrayante. Chaque rencontre se joue en deux manches gagnantes de six points. De grands champions sont au rendez-vous : Jean Perrier, Bruno Chouvelon, Emmanuel Bilon, Raymond Fernandez, Dominique Noharet, Marcel Brun, Gérard Condro et bien d’autres que côtoient les régionaux parmi lesquels on peut citer : Edmond Teyssier, Didier Denat, Denis Barbier, Francis Bompard, Pierre Jean Alcaraz. Le troisième tournoi est des plus relevé avec la présence de quatre internationaux italiens : Piero Amério 3 fois champion du monde, Enrico Birolo, Angélo Schianto, Flavio Avetta.

Les finalistes du Super 16 féminin 2017

Les dirigeants de la Boule Bourguésanne constatent qu’un certain nombre de femmes pratiquent lejeu lyonnais et c’est tout naturellement qu’elle organise en 1995 son premier concours féminin. Edmond Teyssier en est l’instigateur. L’ambition affichée est de réunir toutes les catégories féminines. Le Grand Week-end bouliste féminin devient depuis 22 ans une référence du sport boules. L’élite française est présente avec ses internationales, championnes d’Europe et du monde. Les catégories inférieures, F2, F3, F4 sont présentes lors des journées pascales, rendez-vous incontournable du sport boules féminin.

Au seuil de la Provence, la cité présente un riche patrimoine depuis son lointain passé chargé d’histoire jusqu’à nos jours. A cet écrin de joyaux rares, la Boule Bourguésanne au fil du temps a contribué à perpétuer un lien associatif entre la génération présente et celles d’autrefois. Si elle fête aujourd’hui son centième anniversaire, elle le doit au travail, au dévouement de tous ces bénévoles qui tout au long des années ont cultivé une grande force dans un esprit de solidarité et de convivialité. A ce titre elle l’inscrit avec bonheur dans la diversité de la vie collective indispensable à la bonne marche d’une communauté.

Merci à Pierre Coubier pour l’envoi de ces documents