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Tribune libre |
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"LETTRE OUVERTE à la f.f.s.b." Monsieur Le Président, Mesdames et Messieurs, Lors de l’Assemblée Générale du Secteur Bouliste du Teil du 28/10/2011, le Comité Directeur et ses Présidents d’ A.S. ont évoqué les nouvelles dispositions de la FFSB pour la saison 2011-2012, et en particulier l’arrêt des prises de points au lendemain des Fédéraux Quadrettes jusqu’au début de la saison suivante. Les dirigeants ont appris cette décision après l’établissement du calendrier 2011-2012 en sachant que plusieurs concours propagande sont au calendrier pendant cette période estivale. Au niveau du département de l’Ardèche, comme dans d’autres départements d’ailleurs, de nombreuses associations organisent ce genre de compétition avec succès grâce à de très bons joueurs-participants issus de l’élite nationale. D’autre part, ces concours, avec le label « propagande », en période d’été, procurent aux nombreux spectateurs présents une belle image de notre sport favori et permettent, par l’intermédiaire des médias, de véhiculer une promotion du sport-boules appréciable et non négligeable par les temps qui courent… Le spectacle qu’offrent les joueurs de haut niveau permet d’attirer plus de monde et est aussi bénéfique pour les municipalités qui font des efforts appréciables dans l’organisation matérielle de ces manifestations. Aujourd’hui nous nous permettons d’attirer votre attention sur les conséquences négatives de cette décision.
Il nous semble aujourd’hui que, parce que nous sommes au cœur de la baisse des effectifs, la deuxième hypothèse est plus fortement probable. Notre démarche est le fruit de nombreuses réunions où les responsables d’AS se sont montrés unanimement peu convaincus de cette « nouveauté ». Nous espérons que vous prêterez une oreille attentive à nos remarques qui n’ont pour but que la pérennisation de notre sport favori et , dans cet espoir, nous vous renouvelons l’assurance de notre dévouement et notre considération.
Secteur bouliste du
TEIL (CBD07)
[17 novembre 2011] |
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Jouer aux boules, jouer une boule, jouer sur des terrains difficiles, bien jouer ou mal jouer, des terrains jouables, jouer le jeu… Ce terme « jouer » est à la base même de la pratique bouliste, que ce soit au sport-boules, à la pétanque ou au jeu provençal. Il ne faut pas chercher ailleurs l’origine d’une pratique vieille maintenant de plus de vingt-cinq siècles puisque remontant à celui de Périclès. Oui, il faut bien se rendre à l’évidence, le sport-boules fut au départ et avant tout une occasion de rencontre, un espace de convivialité, un divertissement faisant suite au dur labeur des cités industrielles du début du XXème siècle. Pratiqué dans les clos de la région lyonnaise où il naquit, aucune autre activité ludique n’a peut-être autant marqué une région. Passé le temps du travail qui, à cette époque, était autrement accaparant et dur physiquement qu’aujourd’hui, les clos regroupaient chaque jour en fin de soirée et pour le temps dominical la plupart des ouvriers du bassin industriel pour des parties qui, aussi épiques fussent-elles, réunissaient avant tout la classe laborieuse en un lieu de retrouvailles et de loisir partagé.
Qu’en est-il maintenant, en ce début de
XXIème siècle ?
Qu’est devenu dans tout cela le « jeu » ? La morosité devient ambiante et il y a de quoi s’inquiéter quand se profile à l’horizon un déclin annoncé. On cherche depuis l’AS jusqu’aux plus hautes autorités boulistes des remèdes à un mal implacable : la fuite des licenciés. On tente d’inventer des remèdes techniques à un mal qui est plus culturel et sociétal qu’il n’y parait. C’est à une révolution des mentalités qu’il faudrait peut-être s’atteler. Le jeu disparaissant de nos objectifs pour faire place à une sorte de professionnalisation des pratiques, tout une partie de nos adeptes a déserté les terrains, se tournant vers d’autres loisirs plus adaptés à leur recherche de plaisir personnel.
Aurait-on oublié l’essentiel ? Un retour à nos valeurs essentielles, celles qui ont présidé à la naissance de notre « jeu », est certainement nécessaire. Notre avenir et notre existence même sont à ce prix et ce ne sont pas les nombreuses et éphémères « réformettes » que nos dirigeants entreprennent année après année qui changeront durablement les choses dans les idées et dans les faits.
La véritable vitrine du boulisme n’est au
fond peut-être pas celle que l’on croit…
Maurice QUINQUETON
[septembre 2011] |
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Lettre ouverte de sandra chopard, présidente de la commission départementale féminine à
Mesdames, Messieurs, amis boulistes,
Je viens par ce courrier-mail vous faire part de mon mécontentement concernant les différents problèmes que de nombreuses féminines qui aiment et pratiquent le Sport-Boules, rencontrent aujourd'hui.
La liste des concours qualificatifs est sortie sur le site de la Fédération le 15 juillet 2010, comment se fait-il que ces concours soient complets 2 mois avant leurs parutions ?
Exemple : Après avoir été alerté par quelques féminines ardéchoises, le 21 juin, je contacte Gérard Grange, dirigeant de l'AS de Bourg-les-Valence (26) pour savoir si son concours qualificatif allait être reconduit et surprise, il me répond que le concours est complet depuis bien longtemps et que si je veux bien être dans la liste d'attente, je serai la 6ème sur la liste !!! Inquiète, je me permets de téléphoner à quelques autres sociétés qui avaient été organisatrices de ces concours l'année précédente, pratiquement les mêmes réponses : "oui on organise un concours qualificatif mais il me reste seulement 1 série !" Ne voulant pas rester sans jouer cette saison puisque j'ai proposé à une jeune joueuse d'un excellent niveau (qui vient d'en terminer avec le PAJ) de participer à ces concours, j'ai passé le reste de mon après-midi à contacter des sociétés et essayer de trouver quelques concours. Que va devenir ma jeune joueuse dans le monde du sport-boules si je ne lui propose rien ? Oui elle va participer aux clubs sportifs qui débutent le 19 septembre pour se terminer le 5 décembre dans une poule de 4 (soit 6 rencontres) ! Je vous demande votre avis et votre aide pour lutter contre ces agissements qui vont à l'encontre de l'éthique sportive et qui vont sans tarder dégoûter les féminines de s'inscrire dans ces concours qui sont pourtant extrêmement intéressants.
3 octobre 2010 : l'Omnium, compétition intéressante qui opposent les 8 départements Rhônalpins sur différentes épreuves, se trouve être en même temps que 4 concours qualificatifs : Mâcon F2+F3 et F4 ainsi que Feyzin F2+F3 et F4 ! 24 octobre 2010 : date de Club Sportif Féminin N1 et concours qualificatif à Saint-Chef !!!
Pour avoir assisté à différentes réunions organisées par Rhône-Alpes, il avait été annoncé à plusieurs reprises que les féminines évoluant en Club Sportif prendraient des points lors de certaines épreuves… Les points ne sont, à ce jour, pas comptabilisés !
A l'Assemblée Générale Départementale en novembre 2009 à laquelle assistaient Messieurs Poyot et Escallier et où j'avais posé tout un tas de questions concernant l'avenir des féminines, on m'avait répondu : "les féminines au même titre que les jeunes sont un gros point des Assises Fédérales et nous ne pouvons rien dire avant les Assises". En tant que Présidente de la Commission Féminine de l'Ardèche, j'ai été convié à participer à une réunion des Assises présentée par Jacques Faresse et Bernard Chêne. Nous étions plusieurs féminines à assister à la présentation du diaporama, à la fin, toutes avons fait la même remarque à Messieurs Faresse et Chêne : Où sont les féminines ? Quels projets pour les féminines ? Quelle déception quand on à découvert le diaporama où rien ne concerne les féminines ! Cette année j'ai organisé une réunion des féminines ardéchoises à laquelle j'avais convié nos voisines drômoises pour leur expliquer les éventuels projets de le Fédération concernant les féminines, la catégorisation, la prise de points en club sportif, les AS 3 et 4, de possibles stages pour les loisirs, les formules OPEN… En fait, rien ne va se passer, pas d'évolution, pas de projets !!! Par conséquent et avec accord de mon Président Départemental Gilles OZIL, l'Ardèche ne participera pas à l'Omnium Rhône-Alpes. Personnellement, je n'assisterai plus aux réunions de la Commission Féminine Rhône-Alpes, présidée par Denise Escallier puisque nous passons des demies-journées voir des journées entières à discuter de choses sur lesquelles on ne tient pas nos engagements…
Quelques questions me viennent à l'esprit et j'ose espérer que je me trompe : La Fédération serait-elle une machine prisonnière de ses vieilles habitudes et qui finalement ne veut pas bouger. Sauf en vaines discussions. Telles les "Assises" ? Regardons ou plutôt fermons les yeux sur un avenir sombre ? Le 2e choix est c'est vrai plus confortable.
Je vous remercie par avance des réponses que vous pourrez m'apporter pour que je puisse enfin revoir le sport-boules sous un autre jour… Sandra CHOPARD Présidente de la Commission Féminine de l'Ardèche 96 La Chaux - 07430 SAINT-CYR
04.75.67.41.86 -
06.58.94.12.42 |
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Jean ferrat, homme de coeur et véritable associatif
Ce « type », parti de rien sinon d’une enfance difficile et ingrate, est parvenu au paradis des poètes-musiciens. Persévérent, inconditionnel des artistes des années 50 auprès desquels il a beaucoup appris mais autodidacte des œuvres d’Aragon, de Neruda et Garcia-Lorca entr’autres, le parvenu des banlieues parisiennes n’a jamais renoncé tout au long de sa carrière à ses idéaux de liberté, d’égalité, de fraternité universelles sans se replier sur nos égoïsmes nationaux parsemés d’enjeux de plus en plus personnels. Les Ardéchois ne s’y sont pas
trompés qui l’ont très tôt adopté, comprenant que cet homme-là
avait un autre message, celui d’un monde plus juste, plus
humain, plus proche de la nature, des Il nous restera, nous Ardéchois qui l’avons quelquefois côtoyé dans nos manifestations associatives dont il fut friand, un profond respect pour l’Homme et une admiration personnelle immense pour le poète, le musicien de talent, bref l’artiste qu’il fut. Il a rejoint BRASSENS, BREL et FERRE. Il se pourrait bien que ces quatre gogos entament en se retrouvant (aucun ne manquait d’humour) une partie de boules effrénée sur leur nuage céleste ! Maurice QUINQUETON
[mars 2010] | |
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LE sport-boules et les joueurs handicapés physiqueS
Avant-propos Au cours de la vie, des personnes ne connaissent pas la maladie ou l’accident. Malheureusement, certaines en sont frappées. Des victimes en guérissent, d’autres en portent des séquelles toute leur vie. Ce sont des handicapés physiques irréversibles. Dans le Sport-Boules aucune mesure n’a été prévue pour cette catégorie de personnes jusqu’à ce jour. Etant moi-même invalide, je propose le projet élaboré ci-après. Ayant contacté l’Association des Paralysés de France, je pense que beaucoup d’invalides seraient intéressés de pratiquer notre sport à leur niveau, d’où un plus grand nombre de licenciés. Les joueurs, victimes de telles séquelles, n’osent plus prendre une licence ou affronter sur les jeux des joueurs en pleine possession de leurs moyens physiques. Etant membre des Comités Directeurs de Haute-Loire et d’Auvergne, j’ai contacté plusieurs joueurs ou anciens joueurs atteints par cet handicap qui m’ont soutenu dans ma proposition et qui l’approuvent. La licence Loisir ayant été créée à un prix dérisoire, je pense que mon projet pourrait amener un plus financier au niveau des CBD, des CBR et à la FFSB. Projet Pour permettre à ces joueurs invalides de pratiquer notre sport, voilà ce que je propose et qui me semble être une bonne chose :
Conclusion
Je pense
que ce projet pourrait d’abord être étudié par les divers
présidents des divers échelons et pourrait être discuté ensuite
dans les réunions des Comités Directeurs qui devraient y porter
une grande attention. J’aimerai connaître l’avis des présidents
aux divers échelons afin d’envisager quelque chose pour ces
joueurs qui se sentent exclus du Sport-Boules. Les boulodromes
construits ou aménagés durant ces dernières années sont équipés
pour recevoir de tels joueurs, même en fauteuil roulant. Michel
FABRE
Membre du CBD43,
Membre du CBR d'Auvergne
(on peut lui écrire à l'adresse des deux
instances)
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Il y a quelques cinquante ans, au temps de ma prime
enfance, celle de l’après-guerre qui précéda les Trente Glorieuses, la vie
était belle pour notre monde bouliste comme pour les autres activités
associatives d’ailleurs. Pas de boulodromes couverts mais des terrains un
peu partout au cœur des villes et villages… Aucun souci pour trouver des
bénévoles, le passé récent ayant largement prouvé que l’entraide était la
meilleure solution à de multiples difficultés…Pas de problèmes d’effectifs car
la liberté et la paix retrouvés redonnaient à beaucoup le sens du jeu et de la
fête… Peu de concours désertés ou incomplets, le calendrier étant resserré sur
les mois de douceur… Pas de ségrégation de niveau, l’AS étant la base de la
formation des équipes et les « vieux » encadrant les
« jeunes »… Pas de problème de transport, les concours environnants
couvrant les besoins de compétition… Pas de problèmes d’argent, les distances
étant limitées et l’écart financier entre vainqueurs et vaincus étant relativement
modeste… On peut être nostalgique mais on doit s’interdire de
tomber dans un pessimisme renonciateur. Le passé, qu’il ait été chaleureux et
vivifiant, ne peut hypothéquer le présent et l’avenir. Nous avons changé d’époque sur tous les plans qu’ils
soient politique, économique, social ou culturel. Notre façon de vivre, de
concevoir des idées, de percevoir la réalité ont profondément changé et sont en
perpétuel renouvellement… Nous devons tenir compte de ces nouveaux concepts, de
ces appels au changement, au renouvellement. Rien ne sera plus comme avant et
nous lamenter sur un passé perdu ne nous fera plus avancer d’un pouce. La véritable remise en question, le premier changement
devra d’abord consister en une « révolution sur nous-mêmes », celle
qui consiste à regarder devant et non derrière, à positiver la situation
actuelle en déterminant ce qu’elle peut induire pour les temps qui viennent… Ce
ne peut être l’affaire d’un homme ni celle d’une seule fédération et les
avancées ne peuvent se faire jour que par ce que nous amèneront, les uns et les
autres, à la réflexion sur notre avenir. Viendra ensuite le temps de l’action. Il est
déjà là : on ne peut plus demeurer droit dans ses bottes, ressasser le
passé et compter sur les autres. Maurice QUINQUETON
Information et Communication du CBD 07 | |
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intervention de thierry barbaud, DTN à
l'assemblée générale de la FFSB
Mesdames et Messieurs les Présidents, Chers Collègues Cadres Techniques, Amis boulistes Candidats aux élections, Mesdames et Messieurs les invités, Bonjour ! Comme vous avez déjà pu vous en rendre compte les années précédentes, je n’ai pas la langue de bois ce qui ne me vaut pas que des amis mais cela me permet de rester fidèle à moi-même et de remplir ma mission d’agent de l’état du MSJS. Ce n’est donc pas aujourd’hui, jour d’élection que je vais changer ma manière d’être. C’est la 4ème année que je participe à l’Assemblée Générale de notre Fédération en tant que Directeur Technique National. Je suis arrivée en fait début Mai 2005 mais, j’ai pris officiellement mon poste début Juillet. Mon contrat de 4 ans s’arrête donc fin Juin….. En 4 années, j’ai beaucoup vu et beaucoup appris sur les hommes et les femmes qui composent cette fédération et ce à tous les niveaux.
Je peux donc dire que je connais maintenant bien le monde bouliste, même si je reste trop souvent (mais c’est surement la fonction qui fait ça !) dans mon bureau derrière mon ordinateur (ce que me reproche certains d’entre vous !). Mais dans un premier temps il me fallait sûrement passer par là ! Mon arrivée, en provenance d’autres fédérations sportives de haut-niveau olympiques et mon intégration ne s’est pas faite sans difficultés. Il m’a fallu comprendre la discipline et m’en imbiber. Rassurez-vous en ce qui concerne la réglementation, je n’ai pas la prétention de la connaître par cœur. Qui d’autres d’ailleurs, dans cette salle, pourrait l’affirmer tellement il est compliqué ! Nous nous en sommes encore rendu compte la semaine dernière en bureau fédéral. Une des difficultés du Sport-Boules réside dans le fait d’être passé de l’état de jeu à celui de sport dont les contraintes, les tenants et les aboutissants ne sont pas les mêmes. Cette dualité sportif et traditionnel transpire quotidiennement, parfois en se frôlant, parfois en se heurtant tant les objectifs sont différents. Certains en rajoutent même en se complaisant à mettre de l’huile sur le feu et en racontant n’importe quoi du style : « ils veulent –on sait pas qui- supprimer la quadrette, crime de lèse majesté ! ». Les « anciens », pardonnez ce terme, sont axés davantage sur ce qu’ils ont uniquement connu et pratiqué. Les plus jeunes sont plus ouverts et jouent régulièrement dans les 2 styles de pratiques. C’est vrai qu’il est difficile de juxtaposer les 2 pratiques dans un calendrier cohérent où l’objectif final n’est pas le même pour tous : jouer régulièrement toute l’année en quadrette (épreuve non reconnue de H-N), avoir dans le viseur l’objectif du championnat d’Europe des clubs sportifs (épreuve non reconnue de H-N) ou rester dans le top 3 des nations mondiales lors des évènements internationaux. La Fédération est fière de ces champions mais, est il normal dans le système actuel qu’il existe des épreuves internationales où se mélangent des équipes de clubs et des équipes nationales ? (style Béraudier ou Villefranche sur Mer ?). C’est rendre bien difficile la tâche de ceux qu’on met en équipe nationale qui supportent une pression supplémentaire et cela donne moins de renseignements sur les équipes étrangères car on ne peut créer les oppositions comme on le souhaiterait. Chaque association qui organise une compétition internationale en France crée son propre règlement …… Mais sur ce point je vous rassure, même la fédération créé ses propres durées de matchs suivant la compétition …. !!! et cela n’est pas fait pour faciliter ni la tâche, ni la compréhension du sport-boules. Le matin on joue en 2h et 11 pts, l’après midi en 3h et 13 pts… Avons-nous le temps et est-ce la vocation des équipes de France de se déplacer pour faire des inaugurations de boulodromes ? Certainement pas ! Cependant les dirigeants régionaux que vous êtes voudraient tous les ans que l’on prenne tel ou tel athlète de sa région pour mettre sur les listes de H-N mais curieusement lorsqu’ils ont un évènement qu’ils voudraient mettre en valeur, ils les oublient au profit de membres de l’équipe nationale… dont ce n’est pas le rôle !!! Certains pensent qu’il y a trop de rencontres internationales. A ceux là, je réponds NON, il n’y en a pas assez. Pour ne citer qu’un exemple en seniors hommes cette année, il n’y qu’un seul concours dans lequel on a pu tester des athlètes : le Béraudier. Comment savoir si un tel ou un tel sont capables de jouer ensemble et de supporter le maillot France si on n’a pas eu l’occasion de le tester plusieurs fois en situation ? Etre bon en club c’est bien, être bon en équipe de France avec un collègue d’un autre club, c’est autre chose. Ne devrait-on pas une bonne fois pour toute définir la priorité sportive de la saison et définir un calendrier sportif en conséquence de l’objectif recherché plutôt que de ménager la chèvre et le chou ? Des dirigeants affirment vouloir être la première nation mondiale, …certains clubs ne comprennent pas qu’on ne sélectionne pas leurs athlètes…d’autres qu’on en sélectionne pour des 4 nations à 8 jours des finales de clubs….. Quand ce n’est pas la FIB qui met des tournois des 4 nations-23 le jour d’une journée de coupe d’Europe…. !! Jugez la pertinence !............tout le monde à une bonne raison mais cette cacophonie réside principalement dans le fait que nous n’avons pas tous le même objectif. Sport de haut niveau, le Sport Boules l’est encore! Il apporte quelques avantages, reconnaissance des instances, fonds financier du CNDS, des collectivités territoriales et convention d’objectifs avec l’état, mais aussi subvention pour la construction de nouveau boulodrome, apport de cadres d’état, même si le nombre en a été diminué. La contre partie oblige à mettre noir sur blanc un projet sportif et ce n’est effectivement pas le plus simple. Certains d’entre vous d’ailleurs préférant ne pas faire de projet et ne pas s’embêter à rendre des comptes. C’est un choix mais sûrement pas celui qui va permettre d’aller de l’avant. D’ailleurs, en ce qui concerne les projets sportifs, chacun d’entre vous qui êtes candidat au Comité Directeur, se devait d’en faire un !!! Je dois vous avouer que je ne les ais pas tous lu, mais j’ai bien ri ou plutôt que j’étais consterné!!! Certains d’entre vous n’ont aucun projet ni même aucune ambition pour la fédération et d’autres sont complètement rétrogrades! Comment voulez vous qu’au niveau régional ou départemental on puisse avancer ? Le Sport Boule se meurt ? …….C’est possible si tout le monde ne s’y met pas ! Et ce à tous les niveaux. Certains d’entre vous n’ont pas compris ce qu’était réellement une fédération. Là aussi à tous les niveaux. J’ai entendu lors d’une A.G d’un comité, des personnes qui disaient en catimini, « de toutes façons, ils peuvent dire ce qu’ils veulent, on continuera à faire ce qu’on veut !! ». C’est tout à fait symptomatique du mode de pensée des boulistes et de notre fonctionnement. Les A.S veulent continuer à faire comme elles veulent, les secteurs aussi, les départements de la même manière par rapport à la Fédération et ainsi vogue la galère. Galère c’est bien le terme lorsqu’il faut essayer de faire naviguer tout le monde dans le même sens. J’en profite pour faire un aparté dans mon propos qui consiste à m’interroger sur le prix des licences où certains disent qu’elle est chère mais qu’on vend pour certaines à 20€ sortie de la fédération et qu’on retrouve à plus de 60€ livrée à l’adhérent !!! Cherchez où est l’erreur ? Qui se permet de rajouter des sommes importantes comme des strates sans même le moindre projet de développement, de formation ou autre si ce n’est le plaisir de faire grossir certaines caisses ? Je n’en dirais pas plus sur ce sujet mais vous laisse méditer. Une fédération ce sont des hommes et des femmes qui sont élus comme vous êtes entrain de le faire et qui vont avoir la lourde tâche de passer du temps pour tenter de faire évoluer un sport et une passion qui leur est chère. Ceux-ci, avec l’aide des commissions qui seront montées, feront avancer le Sport Boules dans un sens ou dans un autre, qu’il vous plaise ou non ! Puisque la politique sportive est, je vous le rappel, votée au finale par le comité directeur. Alors vous serez et c’est la démocratie, dans l’obligation d’appliquer à votre niveau ce qui sera adopté mais aussi de faire en sorte, c’est votre devoir, de faire redescendre l’ensemble des informations pour qu’elles puissent non seulement être connues mais appliquées. Une fédération c’est une pyramide avec la base bouliste en bas et la fédération au sommet avec en principe une colonne vertébrale qui tire tout vers le haut pour donner une solidité à l’ensemble et qu’il n’y ait pas de morceau qui s’éparpille. Sinon c’est impossible de faire quelque chose de cohérent et de stable. Alors une fois pour toute, OUI le traditionnel doit rester, c’est une des pièces fortement pratiquée par nos anciens, NON ce n’est pas en ayant supprimé le Championnat de France quadrette des jeunes qu’on va mettre en péril son devenir. Il faut vivre avec son temps et proposer à nos adhérents plusieurs formes de pratique. Le loisir et la compétition et dans le loisir, il y a la place pour la quadrette jeunes. NON toutes formes de pratique ne doit pas aboutir à un championnat de France. NON tout le monde n’a pas envie de participer à un championnat de France. NON il n’y a pas trop de titre de Champion de France. NON tous les championnats de France ne doivent pas être financés par la Fédération. Si on arrête demain de financer les remboursements des athlètes qualifiés dans les Championnats de France, ils viendront quand même, pour y participer ou pour gagner. Et NON ce ne sera pas obligatoirement les comités qui devront suppléer à un non remboursement de la FFSB. Une passion cela s’assume. On nous parle de supprimer certains championnats de France, d’en alterner d’autres…..et bien moi je ne suis pas d’accord. La finale du championnat des clubs sportifs par exemple est un très beau spectacle qui réunit l’élite en même temps que les nationales 4 et c’est très bien ainsi, chacun participant au spectacle à son niveau. Terminer premier d’un « top » de l’année n’a rien à voir avec gagner un titre le jour J. Le champion olympique se doit d’être présent le jour ou on l’attend et le vainqueur de la coupe du monde de l’année récompense le plus régulier de l’année qui peut très bien ne rien avoir gagné du tout dans la saison. Autre sujet : Régulièrement on invite les présidents des départements et pas leurs représentants (heureusement en ce qui me concerne !) lors des championnats de France Quadrette en signe de récompense du travail réalisé. Et moi je trouve cela plutôt bien !!! Mais je demande régulièrement pourquoi toujours sur le Championnat Quadrette ? Certains Présidents ne connaissent que très peu les épreuves sportives et n’ont jamais eu l’occasion de voir d’autres finales. Le France tir est un très beau spectacle, le championnat de double pareil. Pourquoi n’alternerait-on pas tous les ans l’invitation dans des championnats différents pour récompenser les valeureux élus départementaux que vous êtes? Le sport boules, c’est de la quadrette mais aussi bien d’autres formes compétitives fortes intéressantes qu’il convient de promouvoir. Il y a dans cette fédération (c’est ce que tout le monde dit en petit comité), trop d’échelons différents et l’information a du mal à passer. Nous avons de moins de moins de licenciés mais toujours les mêmes structures qu’il y a 25 ans. Des associations, des secteurs parfois, des départements, des régions et le niveau national. L’état dit qu’il a trop d’échelon administratif dans son propre fonctionnement et il est question d’en supprimer…..vraisemblablement les Conseils Généraux vont en faire les frais et les régions vont s’agrandir. D’ailleurs les Directions Départementales de la Jeunesse et des Sports ne sont elles pas en train de disparaître en tant que telle? En disant cela je ne fais pas de politique, mais je constate. Il y a un manque (à part pour ces élections !) de dirigeants bénévoles qui veulent s’investir dans nos structures. Le problème des quotas a révélé un problème d’équité sportive et qu’il serait peut être plus judicieux de répartir le nombre de qualifiés d’équipe par région que par département. Alors il va bien valoir se poser la question de la pertinence du maintient des CBD au profil des CBR pour certaines tâches. Voilà une question intéressante à développer dans des assises…. Autre problème : Les comités souffrent d’un manque évident d’encadrement et devraient tourner davantage leurs fonds vers l’embauche de cadre qu’il faudra former s’ils ne le sont pas ! L’avenir passe par un projet où chaque comité devrait avoir un cadre technique payé par lui à terme et pour être sur le terrain, pas comme secrétaire. Ce qui me navre c’est par exemple qu’un comité ait décidé de licencié son jeune cadre sans même avoir consulté, ni informé la fédération qu’il y avait un problème. Cette dernière participait tout de même, certes d’une manière modeste, à son financement. Peut-être aurions-nous pu trouver une approche de solution…ou pour le moins être informé par avance!! Mais qu’un comité paie un cadre ne veut pas dire qu’il est autonome et indépendant de la FFSB. Au contraire, il doit faire la courroie de transmission et prendre ses consignes techniques de la DTNe. L’article 5 du décret n°2005-1718 du 28 décembre 2005 précise bien « le DTN exerce une autorité technique sur l’ensemble des CTS ainsi que sur les cadres techniques fédéraux, salariés de la fédération et de ses organes déconcentrés qui contribuent à la mise en œuvre des directives techniques nationales ». Par ce rappel, je pense avoir bien explicité ce champ d’action qui pose effectivement des problèmes relationnels. En ce qui concerne plus directement la Direction Technique Nationale que j’ai mis en place avec un nombre de cadres volontairement restreint pour m’entourer d’une équipe facilement disponible et compétente, j’ai donné à chacun un domaine de compétence approprié. Mais l’autorité hiérarchique reste en tout point le DTN. Il y a donc des procédures minimales pour faire en sorte qu’un cadre technique soit missionné pour une mission landa. Les cadres techniques ne sont pas corvéables à merci et doivent : un emploi du temps prévisionnel, du travail, des comptes rendus mais aussi des repos qu’il convient de gérer. Toutes demandes d’interventions sont donc à négocier avec le DTN. Ce propos reste valable pour les CTZ qui restent soumis à l’autorité du DTN. Chacun ne peut pas faire n’importe quoi, choisir où il veut aller et quand ça lui plait. Sur ce problème il y a bien du travail à recadrer et j’ai déjà dit que je m’y attellerais si je reste. Quelques sujets de satisfaction tout de même, La mise en place du
P.A.J. Alors certes, il y a des engrenages qu’il a fallu huiler, certes il y en aura certains qu’il faudra changer mais j’ai fait parti et je le revendique, des gens qui ont poussé pour démarrer en septembre 2008 car j’étais certain et j’en ai maintenant la preuve avec l’année que nous avons vécu en préparation de ces élections, que si nous ne l’avions pas fait en septembre dernier, il aurait été impossible de le faire pour septembre 2009. Le projet aurait été reculé, amendé puis mis aux oubliettes. Je ne veux pas dire par cela que tout est beau tout est rose. Certes NON ! L’informatique qu’on m’avait annoncé prête pour septembre a été reculée de mois en mois pour être presque opérationnelle en ce moment. Cela a valu pas mal d’énervement, de beaux discours et de temps perdu pour certains qui ont tenté un dernier baroud d’honneur à essayer de trouver de mauvaises raisons à un projet qui s’il n’est peut-être pas parfait, a au moins le mérite d’exister et de faire avancer. Il y a au moins un point sur lequel je suis d’accord avec le Président Poyot, (je vous rassure il y en a tout de même plusieurs !) c’est que dans 15 ans on dira que c’est la meilleure chose qu’on ait lancé et on aura oublié les difficultés du début. La difficulté actuelle réside principalement qu’il faut la aussi, commencer par changer la mentalité de notre encadrement qui pense championnite et non développement. Le slogan du PAJ c’est « faire jouer les jeunes » et non pas une sélection aux France pour tous sinon rien je n’envoie pas mes jeunes !! ! Ou alors il faut tout changer et ne mettre que des championnats OPEN !!! Nous n’en sommes pas là ! Mais ne nous voilons pas la face, l’avenir du Sport-Boules ne pourra passer que par la venue de jeunes pour combler les anciens qui disparaissent. Alors quand j’entends certains cadres qui me disent : « j’ai formé des cadres territoriaux ou scolaires mais je n’arrive pas à leur ouvrir les portes des boulodromes car les clubs ne veulent pas prêter leurs installations !!! Je suis « vert de rage ». C’est votre travail Messieurs les Présidents des Comités Départementaux d’obliger, OUI D’OBLIGER les clubs à ouvrir leurs installations qui sont pratiquement toutes municipales pour assurer la pérennité de notre discipline. Demandez leur le projet sportif de leur club, et s’ils vous répondent que l’objectif de l’année est d’organiser un concours vétérans et un dimanche de ballade, triplez leur le coût des licences, quadruplez le montant de l’affiliation ! Là, je serai d’accord avec vous. Tiens, l’affiliation
j’en parle, qu’est ce que c’est ? Ca me tiens assez à cœur. Comment pourrait-on réellement penser pouvoir participer à des compétitions au titre d’une A.S sans que celle-ci ait donné son accord pour appartenir à cette fédération ? Et franchement 10€ ou 20€ qu’est ce que c’est pour une A.S. Rien ! Il faut que chacun prenne ses responsabilités et si un comité veut payer à la place de ses A.S comme cela se fait dans certains endroits, je pense personnellement que c’est une erreur. Non seulement ce n’est pas rendre service à ses A.S car cela leur enlève cette liberté et cette volonté de prise de conscience de leur sentiment d’appartenance, mais pour les gros CBD cela va leur coûter une fortune qu’ils peuvent placer ailleurs. Et puis il y a haut-niveau et son évolution………..puisque nous sommes une fédération de haut-niveau dont les 6 disciplines reconnues sont : le simple, le double, le combiné, le progressif, le relais et le précision je ne vous apprend rien ! J’en profite pour rappeler une nouvelle fois que la quadrette, la triplette ou bien même les épreuves mixtes, si elles ne sont pas identifiées comme haut-niveau, n’en sont pas moins pratiquées par certains athlètes sur les listes de haut-niveau et que les participants peuvent produire un match dit de « haut-niveau » en tant que spectacle ce qui n’est pas le moindre de ses attraits. Actuellement 150 athlètes sont sur nos listes. 80 en « espoirs », 40 en « jeunes » et 30 en « seniors ». Le Ministère de la Santé de la Jeunesse et des Sports veut que l’on redéfinisse la « filière » et qu’on change de terme (pas que nous, toutes les fédérations) en Parcours d’Excellence Sportive. C’est en fait le même principe mais complètement tourné sur le très haut-niveau et sur les athlètes potentiellement capables d’être médaillés lors des championnats du Monde ou d’Europe. La liste des athlètes devrait être réduite d’environ 2/3, les athlètes « espoirs » pourraient disparaîtrent de ce processus. Cela va alléger les coûts du suivi médical mais nous compliquer la vie pour élaborer ces nouvelles listes. Par conséquence, le Pôle Espoirs d’Albi qui était déjà dans le collimateur du Ministère ne pourra plus exister en tant que Pôle puisque qu’il ne va plus exister dans ces P.A.S que des Pôles France. Le Pôle d’Albi pourra t-il continuer d’exister avec des financements régionaux et une autre appellation ? C’est ce qu’il va nous falloir négocier très prochainement. Nos résultats sportifs de l’année ont été excellents avec l’ensemble de nos équipes, ce qui prouve que dans certains clubs pourvoyeur d’athlètes le travail est bien fait et que la relation avec la DTNe se poursuit intelligemment pour gérer les périodes de repos et de travail particulièrement l’été. Un grand merci à tous les éducateurs qui œuvrent sans compter avec ces jeunes et qui font partager leur passion. Pour conclure, je dirai simplement que j’ai passé 4 années difficiles certes, mais riches en rebondissements, contacts humains de tous genres et à la fois passionnantes. Je ne regrette rien. A quelques heures de la nomination du nouveau Président, je ne sais pas s’il va m’accorder sa confiance ni si j’accepterais de renouveler cette mission. En tout état de cause, très rapidement, je rencontrerai en tête à tête le nouvel élu pour voir ensemble si nous sommes sur la même ligne. Dans le cas contraire, je me mettrais à disposition du MSJS pour une autre mission. Mon ambition n’a jamais été d’être DTN pour être DTN mais, de pouvoir faire partager et avancer des projets communs dans un travail solidaire d’équipe avec des rôles bien définis qu’il convient de respecter dans les prérogatives de chacun. Mesdames et Messieurs je m’excuse de la longueur de mon propos et vous remercie de la qualité de votre écoute.
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Sport-boules et communication
Etre au service de l’autre, telle est la mission d’une association. Celle-ci offre des prestations à ses membres et, en retour, reçoit les moyens de les réaliser. Elle est ainsi au centre d’échanges qu’elle doit organiser. L’association développe de fait des liens nécessaires avec son entourage. Dans un environnement de plus en plus complexe et changeant, construire ces liens et les maîtriser devient indispensable. Il s’agit en quelque sorte de renforcer des traits d’union… Il y a déjà bon nombre d’années, on sortait tard de l’usine ou du bureau mais on savait qu’on se retrouverait samedi soir ou dimanche au clos bouliste. Autre temps, autres mœurs : nous sommes entrés dans la périphérie d’un phénomène que d’aucuns nomment la solitude de masse. Beaucoup se retirent dans la sphère privée. Les grands médias sont assourdissants et omniprésents, ils demeurent pourtant lointains pour le plus grand nombre et on finit par s’ennuyer… Paradoxalement, autour de nous, tant de personnes restent en quête de services, d’occasions de rencontres pour vivre l’entraide et le partage, pour offrir ou solliciter un coup de main. Reste à trouver la manière de communiquer dans un contexte où les yeux et les oreilles se lassent de regarder et d’entendre et où la mémoire est contrainte d’effectuer des tris implacables. On peut geindre sur les malheurs du temps ou camoufler ses échecs sous les voiles de la démission, du désintérêt et du repli… On peut aussi s’interroger sur les voies et moyens qui peuvent permettre de construire des ponts dans nos déserts si densément habités, entre nos silences trop polis et nos distractions calculées… Ce choix d’exister, d’affirmer nos convictions et de le faire savoir, d’aller à la rencontre de l’autre, c’est l’esprit qui sous-tend l’existence de notre site internet. Avec d’autres, il s’est modestement essayé à la mise en œuvre d’un espace de rencontre, de convivialité et d’information, doublé d’un instrument d’échanges pour peu que les boulistes acceptent de jouer le jeu… Cependant le succès d’une opération de communication n’est pas le fruit du hasard ni d’une intuition : il dépend d’une démarche suivie et voulue et ne saurait se réduire à la seule réalisation d’une plateforme internet, fut-elle richement élaborée. Elle nécessite d’autres participations dans le contexte quotidien, sur nos terrains et places, dans nos bureaux et réunions.
Article paru dans la brochure du
Congrès du CBD07
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ET pourquoi pas les boulistes
Au moment où discussions et préalables, discours et demandes vont fleurir (le printemps arrivant), nous, Boulistes, devrions-nous être satisfaits de nos conditions d’existence ? Pourquoi ne revendiquerions-nous pas à notre tour ? D’autres, ignorant notre travail inlassable en faveur de notre sport favori et de notre pratique citoyenne, se gaussent parfois (je n’exagère pas), de nos aspirations, de nos modestes revendications… Peut-être considèrent-ils que notre travail, notre présence, nos objectifs, en ces temps où, paraît-il, se joue le sort du Monde, restent inappropriés et non recevables… Si notre entreprise leur paraît disproportionnée aux enjeux actuels, il nous paraît quant à nous, bon de leur rappeler que nous constituons, avec d’autres, un large facteur de sociabilisation qui, quoiqu’ils en pensent, ne leur coûte pas trop, ni en terme financier, ni stratégiquement parlant… Que remontent seulement à leur ingrate mémoire quelques éléments utiles à la réflexion afin de rétablir un équilibre parfois faussé par la « vue du dehors et surtout du dessus »… Les boulistes sont « bénévoles » et un nombre non négligeable d’entre eux oeuvre en faveur d’une et souvent plusieurs AS sans pour autant en exiger une reconnaissance quelle qu’elle soit sinon le plaisir de vivre en bonne entente avec les autres et de rendre service… Leurs dirigeants, bénévoles également, consacrent une part importante de leur temps au service de leurs concitoyens sans qu’une reconnaissance quelconque leur soit octroyée sinon par quelques diplômes qui, reconnaissez le, ne coûtent guère à la collectivité ou, à l’inverse, par des critiques qui n’honorent pas ceux qui les profèrent en toute immobilité… Un citoyen « oeuvrant pour sa discipline » sur le terrain ou aux abords se sentirait-il dispensé de réfléchir sur sa pratique et ce qui en découle ? Sur les valeurs qui le rapprochent des autres et sur le rôle civique fédérateur utile plus que jamais dans le monde quelque peu déboussolé d’aujourd’hui ? L’entraide, la solidarité, l’échange ne passent-ils pas aussi par nos pratiques sportives et amicalistes ? Les boulistes ne cherchent pas à acheter la paix sociale : ils la prônent et font de leur mieux pour la promouvoir par une action quotidienne mal reconnue de nos jours. Administration, terrains, matériels, réunions, entraînements, compétitions, tout cela compte-t-il pour rien dans la vie de la collectivité ? Nous souhaitons que notre travail « de terrain » mais aussi celui de milliers de responsables d’associations soient enfin et correctement reconnus par nos élus : nous ne sommes ni martyrs ni sanctifiables mais souhaitons que les « politiques » admettent enfin que nous travaillons comme eux et avec eux pour un monde meilleur, plus accueillant, plus solidaire ( de toute manière, pour nous, défaites ou victoires conduisent inéluctablement à la buvette !). Nous aurons, nous aussi, nos élections dès l’an prochain. Un seul programme : faire progresser notre discipline car convaincus de contribuer à un minimum de plaisir par la convivialité, la rencontre, l’amitié. Notre adversité se veut toute sportive … Sincère avant tout comme les candidats de Mars prochain, peut-être un tantinet désabusé mais restant persuadé que certains doutes peuvent demeurer teintés d’espérance… A chacun sa campagne !
Maurice QUINQUETON
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Le sport-boules..... et les femmes
On ne peut nier que les
femmes aient un impact sur notre discipline. Leurs sensibilité, amabilité et délicatesse sont de nature à adoucir les rapports humains dans un monde bouliste quelquefois un peu trop porté à un certain « machisme ». Leurs réalisme, pragmatisme et fair-play en font des partenaires lucides aptes à faire pâlir d’envie les équipes masculines les plus aguerries en compétition. Leurs progrès en technique, adresse et stratégie leur attirent sympathie et public où qu’elles officient… Mais il y a pourtant un revers de la médaille, une face cachée : la non-pratique de la plupart d’entre elles, nos épouses ou filles. Comment leur faire accepter les absences des week-ends boulistes de ces messieurs en sacrifiant les sorties dominicales de couple ? Comment concilier pratique de loisir, entraînement et bénévolat au club sans sacrifier tout leur temps libre personnel ? Ces questions ne peuvent être éludées à une époque où les femmes travaillent pour la plupart, où les loisirs se font plus conjugaux et où les choix fondamentaux se font en commun… Peut-être faudra-t-il, et certains CBD s’engagent dans cette voie, réfléchir à une redistribution des concours : moins nombreux mais plus importants, par poules effectuées le samedi et les parties finales regroupées sur un seul dimanche, etc… Le progrès de notre discipline passe par un consensus sur la pertinence d’un temps de pratique ou de bénévolat raisonnables à y consacrer mais aussi sur l’image que pratiquants et dirigeants donnent d’un sport destiné avant tout à trouver un équilibre, qu’il soit personnel, familial ou les deux. Allez, Mesdames, sur nos terrains comme à la maison, on vous aime ! Nous vous le promettons : aux jours d’entraînement ou de compétition féminine pour les unes, aux week-ends passés ensemble sans boules pour les épouses non pratiquantes, nous vos hommes, on se met aux fourneaux !
Maurice QUINQUETON
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Pour un optimisme mesuré...
Déjà 11.000 visiteurs sur
www.cbd07.fr et encore quelques autres raisons d’espérer. Face à une telle situation, deux attitudes boulistes restent possibles :
Pour gravir les échelons, l’image du moyen utilisé est à cet égard révélatrice :
Tous comptes faits, on s’en portera mieux…
Maurice QUINQUETON |
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LE BENEVOLAT EST PARFOIS UNE THERAPIE
«Il est plus facile d’être bénévole à la retraite. Parfois, c’est bénéfique pour la santé.»
François CHOMEL précise que les boules sont devenues un véritable sport, avec des contraintes physiques demandant technicité et bonne condition physique. «Ce n’est plus comme il y a quarante ans avec les boules de grand-père, la dépense physique n’était pas aussi intense qu’aujourd’hui». Du fait de ces nouvelles contraintes, il faut davantage de temps de préparation. Il est demandé toujours plus de Compétences techniques et naturellement, cela rend plus difficile le volontariat des bénévoles car il faut que les éducateurs acceptent et surtout trouvent le temps pour participer à des stages de formation et de mise à niveau, qui se déroulent parfois sur une semaine, ce qui peut poser quelques problèmes avec la vie professionnelle et familiale. Les entraîneurs doivent être régulièrement sur le terrain. Tout cela est un frein à l’élan que peuvent avoir les bénévoles. Pour François CHOMEL, le bénévolat est aussi l’affaire des parents qui s’intéressent à ce que font leurs enfants et les suivent. Ils apportent un précieux soutien à la vie de l’association, que ce soit lors des déplacements ou de l’organisation des compétitions. «Cela demande de la disponibilité et du bien vouloir, c’est la racine étymologique même du bénévolat". Le responsable des jeunes de l’ASJBA constate encore que, malgré l’horaire des 35 heures, les gens ont de moins en moins de temps et les durées de déplacement pour aller travailler augmentent. Le travail par poste perturbe aussi la vie associative. Quelqu’un qui fait équipe n’est souvent disponible qu’une semaine sur deux, voire trois. Nous vivons dans une société de communication (téléphones portables, SMS… ) mais on a de moins en moins de contacts humains véritables, ce qui n’aide pas à s’occuper des autres. Autrefois, on vivait davantage en communauté. Aujourd’hui, la plupart des gens ont tendance à vivre repliés sur eux-mêmes dans leur villa, à dix kilomètres de la ville. A une époque où il devient de plus en plus difficile de trouver des bénévoles, il y a le paradoxe qu’il en faut de plus en plus, en raison de la multiplication du nombre d’associations. "Il faut être retraité ou pré retraité pour sacrifier de son temps et de son argent. On a besoin alors de s’occuper. Le bénévolat peut, à cette période de la vie, avoir un effet bénéfique, voire thérapeutique, permettant de rester sain et de conserver les idées claires. Même si cela va à contre sens du bénévolat qui est un don de soi, il faudrait obliger les retraités à donner deux années de leur vie associative, au sein bien entendu d’une association de leur choix".
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QUELQUES REFLEXIONS DE RETOUR DE VACANCES On ne joue pas aux boules en Grèce aujourd’hui… Pourtant comment, à la vue du PARTHENON sur l’ACROPOLE d’ATHENES, oublier que PHIDIAS, grand ami de PERICLES au Ve siècle av. JC et surtout son architecte préféré (il avait su s’octroyer le meilleur), aimait, dit-on, en compagnie de son empereur « taquiner la sphérique » en cet illustre lieu de la pensée classique. Peut-être même ont-ils tous deux accompli à l’ombre de l’ERECHTHEION le plus fameux tête-à-tête de tous les temps… Je le crois volontiers, si ce n’est aux boules de pierre, peut-être plus sûrement à la réflexion philosophique et architecturale ! Ayant en cette trop courte circonstance pris un peu de recul par rapport à nos événements boulistes ardéchois, j’ai pu, depuis ce haut lieu de l’ANTIQUITE, méditer sur la relativité de notre existence, de nos activités, si sportives ou culturelles soient-elles… Nous n’avons rien inventé : les Anciens savaient tout faire et dans tous les domaines ! Il reste que nous devrions parfois faire œuvre de plus de modestie et même, plus souvent qu’on ne le pense, les copier un tantinet dans la pratique aussi bien qu’intellectuellement. La démocratie naquit chez les HELLENES (les Grecs anciens) et fut le phare du monde : les valeurs morales y tenaient la place dominante et l’héritage de cet âge d’or illumine encore notre monde contemporain… Célébrons la chance qui nous reste d’apprécier les moments d’amitié qui nous sont donnés au travers de notre pratique sportive (j’y songeais à OLYMPIE), la chance de croire encore en un certain nombre de valeurs (l’idée m’en vint à DELPHES) et enfin le souci qui doit demeurer commun de l’œuvre en marche et qu’il faudra bien achever, celle du sens de la mesure, de la sobriété et d’une vision optimiste de l’avenir…(la perfection du PARTHENON y est pour quelque chose ). Nous sommes nous aussi à la croisée des chemins et de celui que nous prendrons dépend, pour partie majeure, notre avenir… Maurice QUINQUETON |
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APRES LES CHAMPIONNATS DE France DU PUY-EN-VELAY Quelques réflexions après quelques jours passés dans mon pays natal à l’occasion des Championnats de France Quadrettes… Sans partialité ni obligeance, félicitations aux organisateurs ! La qualité de l’accueil, soient gentillesse, disponibilité, cordialité, tout y était et le président Robert VERDIER peut s’enorgueillir aujourd’hui d’avoir su mobiliser ses troupes pour une deuxième grande édition après celle de 1995 : c’est une complète réussite et une organisation d’une telle ampleur eût mérité d’être signalée, au moins aux entrées de la ville ! Rencontrer nos ardéchois sur les terrains vellaves fut globalement un vrai régal des yeux et la proximité de nos territoires a motivé encore et toujours nos boulistes vivarois qui n’ont vraiment pas à rougir de leurs résultats, le compte-rendu sur notre site www.cbd07.fr y faisant référence. Il y a bilan et bilan ! Côté performances, rien à regretter : tout le monde s’est battu becs et ongles et on respecte l’Ardèche pour son passé, ce qu’elle a secrété de talents qui se sont épanchés jusqu’au plus haut niveau à tous les échelons… Elle continue dans ce sens et réputation oblige, elle n’a jamais failli. Comment, également, ne pas retenir le côté humain, celui qui fait qu’il y a autre chose que le jeu à faire passer et à partager avec d’aucuns qu’on ne rencontrera ASSUREMENT PLUS JAMAIS dans notre existence de bouliste : un art de la communication, de l’instant partagé, un moment privilégié d’échange et de convivialité que nombre d’autres sports plus huppés nous envient ! C’est notre honneur, nos raisons d’espérer, notre pédagogie et tout ce qui va à l’encontre de ces valeurs est à proscrire et ne va pas dans le sens que le CBD 07 entend promouvoir. Nous ne sommes pas pessimistes, tant s’en faut, mais encore faut-il nous aider dans la tâche ingrate qui est la nôtre : aller vers le plaisir et le désintéressement. Beaucoup de pratiquants l’ont compris et leur soutien à notre cause nous réchauffe le cœur en cette période d’incertitudes, de remises en question, de doutes et de recherche d’horizons nouveaux. Nous ne pouvons compter que sur votre aide, votre soutien et toute initiative, d’où qu’elle vienne, est toujours la bienvenue : elle a le mérite du POSITIF, de la CONTRIBUTION, de la BONNE VOLONTE et de la GRATUITE. Elle n’oblige en rien, ne doit rien exiger. Elle doit AIDER, ENCOURAGER, tout le reste me parait littérature. Maurice QUINQUETON |
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POur UNE
PRISE DE CONSCIENCE NECESSAIRE ET URGENTE En cette période estivale de convivialité souhaitée après un année de labeur et d’incertitudes tous azimuts, combien se réjouissent de pouvoir se réunir entre parents, amis et connaissances afin de profiter des beaux jours pour jouir de soleils couchants poétiques et enchanteurs, de moments d’amitié autour d’un petit verre et, éventuellement, de quelques grillades qu’une proximité bienveillante rend plus encore succulentes… Est-il des moments plus intenses où l’esprit s’échappe des affres d’une société qui nous rend immanquablement tous les désagréments que nous savons, souvent injustement, lui réserver. Le Siècle des Lumières, le XVIIIe, avec Rousseau, Voltaire, Kant, Diderot, Goethe, Montesquieu, Condorcet et bien d’autres, se sont efforcés de nous faire progresser sur les chemins de l’autonomie, des principales finalités de notre existence et sur la route de l’universalité… Qu’en reste-t-il vraiment aujourd’hui en observant la partialité, l’intransigeance, la désobligeance voire l’arrogance et l’agressivité qui se font parfois jour sur les terrains de sport de France et de Navarre, quand ce n’est pas sur nos propres boulodromes ? Certes, les cas restent assez rares et c’est heureux, salutaire pour ceux qui, nombreux encore, se dévouent pour une pratique qu’ils aiment au travers des satisfactions physiques qu’elle leur réserve sur les terrains et des rencontres amicales plus fréquentes qu’on ne le pense dans l’adversité des compétitions… Il n’en reste pas moins que d’une atteinte de la parole naît inéluctablement une atteinte à l’intégrité de l’homme auquel elle s’adresse ! Personne n’a le « privilège de la raison » : l’arbitre le sait, plus que tout autre : il n’est là que parce qu’un règlement, si imparfait soit-il, reste le garant d’une rencontre sportive saine. C’est la légitimation du respect qui leur est due, à l’arbitre comme au règlement. Nous devons, aujourd’hui plus que jamais, à cet égard, demeurer vigilants … |
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Reflexions
sur de grands rendez-vous....... et d'autres Le Sport-Boules se veut et restera un SPORT au sens premier du terme, cependant il n’en restera pas moins un JEU… Les aléas de sa naissance, son histoire, son évolution, les valeurs qu’il véhicule, en font un socle d’une mentalité à laquelle nombre de « vieux joueurs et responsables » (comme moi et d’autres) sont attachés : loisir, convivialité, fair-play, plaisir de la rencontre librement consentie, qualités d’endurance, de concentration, d’adresse, finesse de l’analyse d’une situation (non, ne riez pas !), etc. Au bout de 50 ans de pratique, je n’ai pu encore épuiser les potentialités que l’amour des boules m’a prodigué ! L’amitié, le plaisir toujours renouvelé de rencontres habituelles ou fortuites, tout, vraiment tout, dans ce sport, ne m’a apporté que satisfactions : nul besoin ni nécessité de prouver personnellement quoi que ce soit, mais l’approche d’autres paramètres permettant d’avancer dans la vie m’ont fait entrevoir tout le bien-fondé de la sensibilisation de mon enfance par mon propre père qui m’a permis de mieux le connaître et d’apprécier les qualités d’homme telles que sens de l’observation, de l’écoute, du dialogue (toujours positif en fin de compte), bref de l’échange qui fait de l’homme un « animal social » avec beaucoup d’imperfections mais aussi possible porteur de vraies valeurs (associatives, sportives et culturelles). Les FEDERAUX, les CHAMPIONNATS DE FRANCE, les TOURNOIS DE PENTECOTE à LYON sont, à cet égard, des facteurs de socialisation en ce sens qu’ils véhiculent notre vécu, notre ressenti, nos mentalités (moins mauvaises que certains ne les prétendent…), tout ce que nous pouvons fédérer et pour lequel nous sommes aussi et néanmoins reconnus. Les 3 et 4 Juin 2006, opérant en 3e division au Stade Moulin Carron à Ecully, j’ai pu encore et toujours apprécier ce qui nous unit, nous boulistes de tous horizons, au travers de rencontres incertaines, imprévisibles sur le plan « boulistique » avec tout ce qu’une « adversité bienveillante » peut générer de retournements, d’avancées, de reculs, de tout ce qui fait l’inimitable et glorieuse incertitude du sport… J’y ai encore connu plaisir, gloire passagère, légère amertume momentanée, déstabilisation d’un coup de boule inattendu, bonne surprise d’un coup heureux, encouragements de mes partenaires en des moments sérieux de doute, allégresse passagère d’une victoire qui semblait fuir, déception tout aussi passagère d’une défaite que tout auparavant démentait… Pourtant n’est-ce pas là notre BONHEUR, notre raison bouliste d’exister ? Défaite ou victoire engendrent, certes, réactions bien naturelles mais ce qui demeure en fin de compte et CE QUI DOIT PERDURER, c’est la RENCONTRE au vrai sens du terme, celle de CONNAITRE, de SYMPATHISER, de COLLABORER et en ce sens, en un temps où beaucoup d’incertitudes se font jour, il est plus qu’urgent de se retrouver sur de « petits bonheurs » qui sont ceux qui font qu’encore nous avons pas mal de plaisir à nous retrouver sur nos boulodromes (ou AILLEURS…). Umberto GRANAGLIA, le Campionissimo de Turin, me confiait un soir d’Août à Brives-Charensac (43), il y a pas mal d’années déjà, après une victoire âprement acquise face à des adversaires qui avaient lutté becs et ongles, lui opposant une résistance farouche, à l’heure du « rafraîchissement », « BOULISTES, JE VOUS AIME ! ». Ce sera le mot de la fin, mais y a-t-il meilleure conclusion et meilleure devise à mettre en commun ? Maurice QUINQUETON |
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PROPOSITION POUR UN AVENIR MEILLEUR Il ne
se passe pas un concours ou une réunion de dirigeants sans qu’on évoque
la mort lente mais programmée du Sport-Boules ! La réflexion s’étale déjà sur plusieurs années. La FFSB prétend y consacrer un temps respectable mais ses propositions restent bien en deçà de ce qu’on pourrait espérer et ce sont de bien timides propositions qui émanent de ses instances ; elles restent trop largement financières et certaines de ces mesures constituent une solution trop facile à mettre en œuvre et sans réel effet sinon de faire, comme on le voit un peu trop souvent dans d’autres domaines, la politique de la main à la poche… Ainsi que le soulignait récemment la responsable des Féminines Ardéchoises en Congrès, on ne peut pas dire que la concertation soit le point fort de notre Fédération et tant qu’elle ne daignera pas s’appuyer sur la base pour conclure et réaliser, il y a fort à parier qu’on restera sur des objectifs impossibles à atteindre… Les instances dirigeantes ne sont pas seules en cause ; le « bouliste de base » se préoccupe-t-il assez souvent de l’avenir de son sport, du devenir des bureaux d’A.S. locales actuellement en difficulté par manque de dirigeants motivés ? Est-il suffisant de critiquer sans soi-même se mettre au travail et peut-on être une force de proposition en ne présentant que des solutions « prêtes à l’emploi » ? Les modèles que représentent l’Elite et la Division Nationale jouent-ils le rôle qu’on est en droit d’attendre d’elles ou se contentent-elles de « prêcher pour leur paroisse » ? La cause à défendre ne passe pas seulement par l’étroite voie de la défense de ses intérêts personnels mais aussi par la dynamique de spécialistes de la compétition prêts à faire partager leur passion et leurs compétences en jouant de temps à autres la carte des jeunes… Sur ce chemin de notre implication personnelle, il reste pas mal à progresser mais d’autres domaines de réflexion se font jour et mériteraient d’être approfondis. L’organisation des compétitions boulistes actuelles est-elle favorable à sa renaissance en un temps où pas de révolutions intellectuelles et sociales sont en marche ? Peut-on impunément quitter sa famille un certain nombre de week-ends entiers sans que cette façon de pratiquer ait de graves conséquences sur une vie familiale qu’on voudrait sereine ? Ne faudrait-il pas envisager sérieusement de limiter en temps la pratique en organisant des concours peut-être plus importants mais en nombre restreint afin de laisser une place plus important à la vie de couple à une époque où de plus en plus de conjoints travaillent ? Du même coup, pourquoi ne pas organiser des concours en plusieurs tours sur plusieurs demi-journées en plusieurs dates ? Certains Comités tels que Vaucluse, Gard, Hérault ont déjà expérimentés en ce sens et, que je sache, ne s’en plaignent pas, pas plus d’ailleurs que les participants. Leurs concours sont largement complets ! Vous le voyez, le champ des investigations reste largement ouvert et il est souhaitable que ceux qui ont des idées sur la manière d’apporter des re-médiations à nos problèmes actuels fassent part de leurs réflexions et des éventuels chantiers à ouvrir pour inverser la tendance… Un peu moins de pessimisme et un peu plus de réflexion, de propositions et d’action, seraient les bienvenus. Cette rubrique « Tribune libre » est volontiers ouverte aux remarques et suggestions. A vos plumes ! Maurice QUINQUETON |
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INTERVENTION DE CLAUDINE PEYROUSE LORS DU CONGRES DEPARTEMENTAL 2005 Je pourrais aujourd’hui faire l’éloge des féminines ardéchoises qui ont brillamment défendu les couleurs du département dans les diverses compétitions tout au long de l’année, mais je préfère vous faire part de la réflexion que j’ai mené au sujet de la condition des joueuses au fil des ans. Il y a une vingtaine d’années, peu nombreuses étaient les filles sur les jeux et leurs qualités de sportives étaient ignorées de tous ceux qui les cotoyaient. Il faut dire que le Sport Boules n’était qu’au début de son déclin, alors les filles, on s’y intéressait très peu . Mais il fallait enrayer la perte de licences, et trouver des jeunes, et on a pensé que par le biais des féminines, il y avait peut-être une solution. On a encouragé ces dames, on a même créé des compétitions à leur égard, on les a catégorisé (3 divisions, comme les mecs !!), les clubs sportifs féminins sont là, elles ont leurs concours, leurs fédéraux, leurs championnats de France et même des tournois internationaux, que du bonheur !!! Dans les comités, on se structure : pour l’Ardèche, la commission féminine directement liée au CBD, très étoffée avec une organisation par secteurs, et puis une commission féminine Régionale, pour nous c’est Rhône-Alpes, et enfin la Commission Féminine Nationale. En Ardèche on a joué le jeu en s’investissant pour notre sport, en ayant même la faiblesse de croire que grâce à nous le sport boules irait mieux, les filles ont dit oui à des postes à responsabilité tels que présidentes d’AS, déléguées au Comité Directeur, Secrétaires ou trésorières dans les diverses structures. Et tout se passe pour le mieux quand on reste dans un cadre départemental. Mais on déchante très vite quand on passe à la Région, plus haut je n’en parlerai même pas : la commission régionale c’est une présidente et un représentant de chaque département qui forme la région. Il serait logique de se réunir pour prendre les décisions qui concerne les féminines, mais détrompez-vous, ce n’est pas le cas : 2005, aucune réunion, et pourtant des décisions il y en a eu : championnat Rhône-Alpes par secteur, contenu et règlement décidé…..par qui ? Changement de date pour l’Omnium, décidé 15 jours avant,…. par qui ? Certainement pas par la déléguée Ardèche à Rhône-Alpes, pas davantage je pense par ses homologues des petits comités. Peut-on me dire à quoi sert une commission régionale ? Je me plais à comparer,et cela n’engage que moi, ces structures dirigeantes du Sport Boules à des structures dirigeantes politiques. Mais pas à celles d’un état dit démocratique, plutôt à un état dictatorial : Ceausescu, Franco, Mussolini, Pinochet ils étaient nombreux, trop nombreux à mon goût, à imposer leurs décisions sans tenir compte de l’avis du peuple, et je trouve que c’est un peu comme ça dans notre sport. Quel dommage, quand on sait que le bénévolat est notre maître mot, et là nous avons toutes les raisons de nous décourager. Quel dommage, quand on sait que pour nous le sport boules est encore le plaisir d’être sur les jeux, de partager un moment de convivialité avec les copains, et de faire connaître et aimer notre passion à notre entourage. Combien de temps accepterons-nous de telles pratiques chez nos dirigeants nationaux, ont-ils oublié que si l’élite existe, la force vient de la masse, et ont-ils compris que le plaisir des boulistes, les vraies, est la pratique d’un jeu et non pas la parade en jolie tenue aux 4 coins de France est d’ailleurs ? Pourtant je me dis que je dois continuer à me battre, mais pour qui, pour quoi ? Pour les joueuses de mon beau département, oui bien sûr, mais simplement pour elles, car il m’est impossible de défendre une cause si l’on n’est pas entendu (principe du pot de terre contre le pot de fer). Et lorsqu’on me parle d’avenir du sport boules féminin, je me plais à dire qu’à l’heure actuelle, l’avenir c’est du passé.
Intervention de Claudine PEYROUSE, |